24 janvier 2016

Aylan : l'inquiétude d'Alain Finkielkraut

Le visage de l’enfant est en partie visible, on distingue une oreille, un œil fermé, une joue, mais pas son nez, ni sa bouche, perdus entre eau et sable. L’enfance est synonyme de fragilité, certes, mais cette image déborde cette réalité par l’abandon qui s’y lit, par l’absence de toute tension vitale dans ce corps allongé sur le ventre. Si le doute était possible, ce bras gauche inerte le long du corps, paume vers le ciel, achèverait de nous convaincre. Paradoxe : la tête d’Aylan repose du côté de la mer, ses pieds sont sur la... [Lire la suite]